| Par humourqc |
Pour 25¢ on pouvait jouer un après-midi complet à Mortal Kombat II devant les yeux béats d’admiration de nos semblables. Pour 50¢ on pouvait jouer à Area 51 avec les deux fusils. On coursait à Daytona USA, découvrait Double Dragons. Malgré l’avènement des nouvelles consoles comme le Nintendo, le SNES, le Genesis et compagnie, l’arcade tirait son épingle du jeu en offrant toujours les graphiques les plus aboutis. On n’avait qu’à comparer les screenshots dans le Electronic Gaming Monthly pour s’en convaincre : l’arcade dominait, le SNES était flou (et sans sang) et le Genesis pixelisé. Or voilà que l’arcade semble perdre du terrain. Les consoles sont devenues aussi puissantes que notre désir de ne plus sortir de chez-soi. Les chiffres sont d’ailleurs sans équivoque :
Quelle tristesse. Quelle perte. Ne nous reste plus que le loisir de jouer une partie de Die Hard lorsque dans nos déplacements on a la chance d’avoir une heure à tuer en transit à la Gare du Centre-Ville à Québec! |

Ce n’est pas un deuil facile à faire pour le gamer que j’ai été. Dès mon tout jeune âge j’était instinctivement orienté vers les salles de jeu, les « arcades ». Vecteur de divertissement puissant, c’est là que se retrouvaient mes élans de rébellion. La force du désir de jouer entre amis couplé à la volonté de s’exposer aux yeux des autres et relever des défis importants, c’était ÇA les arcades.
February 5th, 2007à 15:47
J’avais jamais réalisé … mais c’est clairement vrai.